« Gigi l'amoroso »
Dalida
Paroles: Michaële.
Musique: Lana et Paul Sebastian 1974
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Je vais vous
raconter
Avant de vous
quitter
L'histoire d'un
p'tit village près de Napoli
Nous étions quatre
amis
Au bal tous les
samedis
A jouer, à chanter
toute la nuit
Giorgio à la
guitare
Sandro à la
mandoline
Moi je dansais en
frappant du tambourin
Mais tous ceux qui
venaient
C'était pour
écouter
Celui qui faisait
battre tous les cœurs
Et quand il
arrivait
La foule s'écriait
:
Arriva, Gigi l'Amoroso
Croqueur d'amour,
l'œil de velours comme une caresse
Gigi l'Amoroso
Toujours
vainqueur, parfois sans cœur
Mais jamais sans
tendresse
Partout, c'était
la fête quand il chantait
Zaza,
luna caprese, o sole mio
Gigi Giuseppe
Mais tout le monde
l'appelait Gigi l'Amour
Et les femmes
étaient folles de lui, toutes
La femme du
boulanger, qui fermait sa boutique tous les mardis pour aller...
La femme du
notaire qui était une sainte qui n'avait jamais trompé son mari auparavant
Et la veuve du
colonel
La veuve du
colonel qui ne porta plus le deuil parce qu'il n'aimait pas le noir
Toutes, je vous
dis
Même moi, mais
moi, Gigi aimait trop sa liberté, jusqu'au jour où...
Une riche
Américaine
A grands coups de
"je t'aime"
Lui proposa
d'aller jusqu'à Hollywood
Tu seras le plus
beau
De tous les
Carusos
Lui disait-elle
jusqu'à en perdre haleine
Nous voilà à la
gare
Avec tous nos
mouchoirs
Le cœur serré,
émus par ce grand départ
Pourtant on était
fier
Qu'il dépasse nos
frontières
Gigi partait
conquérir l'Amérique
Et quand il arriva
Le village était
là
Arriva, Gigi
l'Amoroso
Croqueur d'amour,
l'œil de velours comme une caresse
Gigi l'Amoroso
Toujours
vainqueur, parfois sans cœur
Mais jamais sans
tendresse
Et là, devant la
foule, il a chanté
Zaza,
luna caprese, o sole mio
Gigi, quand le
train eut disparu, nous sommes tous rentrés chez nous
Et le lendemain,
le village n'était plus le même
La femme du
boulanger refusa d'allumer son four
La femme du
notaire, par désespoir prit plusieurs amants
Et la veuve du
colonel ferma ses persiennes et reprit le deuil pour la seconde fois
Oui, le village
avait bien changé
Et moi...
Les années ont
passé
Cinq hivers, cinq
étés
No news, c'était
good news on nous avait dit
Il a fallu du cran
Du courage et du
temps
Pour arriver à
continuer sans lui
Et malgré son
absence
La nuit dans le
silence
Oubliant nos
costumes et nos instruments
On entendait venir
Comme une larme un
soupir
Du fond de la
salle cette mélodie :
Croqueur d'amour,
l'œil de velours comme une caresse
Gigi...
Gigi ? C'est toi
là-bas dans le noir ?
Attends,
laisse-moi te regarder
Mais tu pleures !
Tu pleures Gigi ?
Ça n'a pas été
là-bas, hein ?
Et alors, et
alors, qu'est-ce qu'ils comprennent
Ces Américains à
part le rock et le twist, hein ?
Ma Gigi, qu'est-ce
que tu croyais, devenir comme ça Gigi l'Americano
E
invece no, tu sei Giuseppe Frabrizio Luca Santini
Et tu es
Napolitain
Ecoute, Giorgio
s'est mis à la guitare
Attends, Sandro
est là aussi
Mais, mais tu ne
peux pas t'en aller comme ça
Ici tu es chez toi
!
Ici tu es le roi !
Tu entends ? Tu
les entends Gigi ?
Ils sont tous là
Ils ont dû te
reconnaître à la gare
Chante Gigi,
chante, c'est ton public
Chante pour eux,
chante pour moi qui n'ai jamais su te parler
Oui, vas-y, bravo
Gigi, chante !
Arriva, Gigi
l'Amoroso
Croqueur d'amour,
l'œil de velours comme une caresse
Gigi l'Amoroso
Toujours
vainqueur, parfois sans cœur
Mais jamais sans
tendresse
Partout, c'était
la fête quand il chantait
Zaza,
luna caprese, o sole mio
Arriva, Gigi
l'Amoroso
Croqueur d'amour,
l'œil de velours comme une caresse
Gigi l'Amoroso
Toujours
vainqueur, parfois sans cœur
Mais jamais sans
tendresse
Partout, c'était
la fête quand il chantait
Zaza,
luna caprese, o sole mio